PLAISIR DES SENS

BON SANG !
BON SENS
DESCEND
DES SENS

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La passion " passe " mal. Elle est perturbation (perturpassion ? perdu-passion ?). Elle est non-maîtrisable. Or le maître doit rester le maître – de lui et de ses élèves. Nature contre culture. Instincts contre morale, religion ou naturalisme… Triomphe du compassé (en un seul mot).

Pourtant il n’existe ni mémoire, ni apprentissage, ni intelligence … sans implication . Et peut-on être impliqué sans " sentir "  ? On sait, en effet, que l’enfant peut apprendre aussi bien le swahili que l’anglais, l’écrit et/ou l’oral, le tam-tam et/ou telle ou telle manière de comprendre et d’exprimer des sentiments … pour peu qu’il en soit " touché " (mais pas " coulé "). Comment trouver du sens à ce que l’on entend, voit, lit… comment trouver du sens pour soi de ce que l’on entend, voit, lit… sans " sentir " (sans les cinq sens et sans sentiment) ? On peut bien savoir lire, on peut bien aimer lire… et ne pas lire. Ce qui compte, c’est la raison pour lire (comme ce qui compte, ce n’est pas tant vivre, que la raison de vivre). Cette raison, si mal nommée, est-elle alors autre chose qu’une sorte de passion ?

Nature contre culture – oui mais " tout contre ".
Pour que nous nous dépassions, il nous faut des passions.
Que triomphe donc plutôt la passion partagée : la com-passion.

Au lit comme au lire : avec compassion (encore en un seul mot) !

Beaucoup. Passionnément. À la faut-lire.

Jean-Pierre LEPRI